C’est lors d’un camp d’entraînement de karaté shotokan qui a eu lieu les 29-30 juin et 1 juillet dernier que nos senseis; Éric Normandeau, instructeur en chef du club Ryu Karaté Shotokan a obtenu une 2e dan soit la 2e ceinture noire. et ce malgré une hanche artificielle et;

Annabelle Boyer instructeur au même dojo, a obtenu une 4e dan soit la 4e ceinture noire. On compte très peu de femmes au Québec qui se rendent à niveau aussi élevé en raison du degré de difficulté des combats et du niveau technique demandé.

Les deux karatékas ont dû se préparer de façon plus intensive durant un an pour se présenter à l’examen qui se déroulait devant le directeur technique de l’Association de karaté shotokan, M. Yutaka Katsumata, 8e dan et un invité représentant la Japan Karaté Shoto Federation, Kosho Kanayama, 7e dan. L’examen comprenait trois parties soit :

  • Des « khion » : techniques de base comprenant des blocages, des coups de pieds, des coups de poings, des déplacements;
  • Des « katas » : chorégraphie simulant un combat contre plusieurs adversaires dont un présenté spécifiquement par l’examiné et un autre choisi au hasard par l’examinateur. M. Normandeau devait donc maîtriser 18 katas et Mme Boyer devait en maîtriser 32.
  • Des « kumité »: des combats servant à démontrer leur savoir-faire.

L’enseignement du karaté traditionnel vise à former le caractère de l’athlète et promeut le respect de l’adversaire. Détermination, sincérité, effort, étiquette et contrôle de soi sont les règles du dojo. Bref, un véritable karatéka doit s’efforcer d’atteindre la perfection autant sur le plan philosophique que sur celui de la performance physique. Dans le cas du l’école Ryu Karaté Shotokan, cette philosophie s’applique bien. M. Normandeau a effet passé son examen malgré une hanche artificielle posée il y a deux ans. Le karaté shotokan est un style traditionnel qui favorise la maîtrise de soi plutôt que le full-contact ce qui permet à ses pratiquants de s’entraîner malgré un âge avancé ou des conditions physiques particulières.

Texte:  Annabelle Boyer

 

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